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Bilans et rapports d’activités

Indicateurs chiffrés des activités de LMA-Madagascar

2002 : Création de l’association en France
2005 : Création de l’association à Madagascar
2006 : 60 enfants scolarisés dans une maison, : 2 classes, 7 employés
2007 : Installation à Talakimaso : Début des activités agricoles et construction du 1° bâtiment scolaire : 4 classes
2009 : Construction du 2° bâtiment scolaire : 7 classes, 168 élèves
2010 : Ouverture du collège (classe de 6°), achat d’un bus
2013 : Toutes les classes du collège sont créées
2015 : Construction d’une maison solidaire (pour 1 famille) et début de construction d’un 3° bâtiment
2019 : Rénovation d’une maison, installation de panneaux solaires ; ébauche du projet d’adduction d’eau
2020 : Achat d’un nouveau bus. Mise en forme technique du projet d’adduction d’eau

RESSOURCES

La Maison d’Aïna tire l’essentiel de ses ressources de donateurs et parrains, en France et à Madagascar. A Madagascar, des “ Team building ” pour des entreprises sont régulièrement organisés sur le site, ce qui contribue également au fonctionnement.

Pour l’Association LMA-France :

RAPPORTS D’ACTIVITÉ

Sur les dernières années, les temps forts de la vie de l’association se résument comme suit :

2020

L’accent est mis sur les fondamentaux de l’association. Le Conseil d’Administration de LMA-France décide de concentrer tous ses efforts sur les enfants, l’accompagnement social des familles et sur l’école, notamment sur le primaire, en renforçant les capacités pédagogiques des enseignants et en essayant d’organiser des activités extra-scolaires pour les primaires et les collégiens. L’ouverture d’une classe préscolaire est envisagée mais pose de nombreux problèmes par manque de personnel qualifié car ce type de classes n’existe pas à Madagascar.

Les collégiens et les lycéens sont inscrits dans les établissements, publics et privés, d’Ambatolampy la ville la plus proche, et toute une organisation se met en place pour assurer les repas quotidiens de ces enfants et adolescents.

Les missions des trois responsables du site, M. Tsoa, le surveillant général responsable des parrainages, Mme Miarivola, directrice de l’école et enseignante, chargée du volet social, et Mme Miora la jeune ingénieur agronome, sont redéfinies afin de répartir leurs responsabilités de façon plus équitable et travailler sur le renforcement de leurs compétences respectives. Ce travail se concrétise grâce à la présence au sein du CA de deux éducatrices spécialisées, qui apportent sans cesse leur expertise, et de deux enseignantes qui enrichissent, à distance, l’approche de l’équipe pédagogique.

L’année est marquée par deux événements majeurs :

Un très grave accident de bus qui, par miracle, ne fait pas de morts mais détruit totalement le seul moyen de transport de l’association, pour les enfants habitant loin de Talakimaso, les repas de cantine livrés aux collégiens et lycéens, les diverses visites médicales, l’évacuation de malades et les courses alimentaires. Cet événement met l’organisation de l’association à très rude épreuve. Les enfants et les adultes doivent se rendre à l’école à pied, quelles que soient les distances à parcourir, accumulant absences et retards. Une cantine pour servir les repas des 52 collégiens et lycéens est créée à Ambatolampy, près des établissements scolaires fréquentés, et une petite cuisine est également louée dans une maison bénéficiant de toilettes et d’eau potable. Au mois de mars, et grâce à la grande générosité de SOS-Vétérinaires du Pays d’Aix, un nouveau bus est acheté mais, crise sanitaire oblige, il n’est livré qu’au mois d’août, au grand soulagement de tous.

Le second événement est bien sûr lié à la crise mondiale du Covid qui met le pays à l’arrêt. L’Etat Malgache ayant pris la décision de fermer toutes les écoles, les élèves sont renvoyés chez eux, sans date de retour. Le suivi régulier des familles est alors coordonné par la direction de La Maison d’Aïna à Antananarivo et assuré par l’équipe sur place, chargée de s’assurer de l’état de santé des enfants et de leurs familles, de leur expliquer les gestes barrières ainsi que les mesures sanitaires de précaution, et de leur distribuer des produits indispensables (nourriture, savon, paracétamol, vitamine C, ravintsara).

Ce n’est que le 22 avril qu’écoles et collèges rouvrent leurs portes mais pour les seules classes ayant un examen national à passer. Tous les enfants, collégiens et lycéens de LMA passent leurs examens avec un très bon taux de réussie eu égard aux événements. La vraie rentrée des classes a lieu fin septembre pour le primaire et fin octobre pour les collégiens et les lycéens.

La grande famille de la Maison d’Aïna s’agrandit avec l’intégration de 17 nouveaux élèves et compte désormais 125 enfants et 79 familles. Le nombre des parrains est également en progression même s’il reste encore beaucoup d’enfants non parrainés.

Le projet d’alimentation en eau du site de l’école et des habitations environnantes, porté par Solidarité Eau Sud, prend forme après la mission technique de l’été 2019 et différentes réunions techniques. Désormais finalisé et avalisé par les instances de cette association, il rentre dans la phase de recherches de financements.

 

2019

Les réformes se poursuivent même si c’est à un rythme plus lent. La Maison d’Aïna entreprend, enfin, de mieux communiquer ! Une Lettre de nouvelles destinée à rendre compte de la vie de l’association et de l’école est mise en place. Editée quatre fois par ans, c’est un vrai lien entre les adhérents, LMA-France et LMA-Madagascar. La page Facebook est réactivée et le site Internet, totalement obsolète, est complètement refondu grâce à la générosité de Studio Cassette, une agence aixoise de communication visuelle et web, qui offre gracieusement ses services à La Maison d’Aïna pour rajeunir et transformer son site web, lui faire des flyers et des cartes de visite. Cela représente des heures de travail mais les résultats sont là grâce au talent indéniable de ses concepteurs web !

De généreux donateurs permettent, de leur côté, à LMA-France de se projeter dans l’avenir et de réfléchir à l’amélioration du quotidien des familles soutenues. Leurs conditions de vie étant extrêmement rudes car celles-ci vivent sans eau, sans électricité, sans sanitaires et manquent de tout, le Conseil d’administration de LMA-France décide d’étudier la faisabilité d’un projet visant à pourvoir le site de l’école et l’habitat environnant en eau. Une association aixoise, Solidarité Eau Sud, accepte de porter son projet et envoie une mission sur place à la fin de l’été.

Parallèlement, une jeune éducatrice spécialisée française met sa vie professionnelle entre parenthèses pour offrir, bénévolement, deux mois de son temps à La Maison d’Aïna à Madagascar même. Sur place, elle a observé, noté, analysé les problématiques qui se posent et, partant de là, effectué un travail remarquable auprès des enfants, des familles et de tout le personnel.

Les résultats scolaires décevants de l’année et le peu d’engagement des enseignants du secondaire, installés dans de mauvaises habitudes, amènent les deux Conseils d’administration à repenser la scolarisation des enfants. Il est décidé de se recentrer sur le primaire et d’inscrire tous les élèves du secondaire dans les collèges et lycées de la ville d’Ambatolampy, à 6 km de l’école de la Maison d’Aïna, tout en assurant un encadrement qui continue à les maintenir en lien avec l’association et à les aider à avancer sur le chemin de leur autonomie, dans le respect des valeurs de LMA.

Sur le plan économique, un partenariat est tissé avec deux agences de tourisme solidaire qui s’engagent à reverser une partie de leurs bénéfices à La Maison d’Aïna. Une entreprise malgache, Ultramaille, créatrice et fabriquant des mailles à Madagascar depuis 1998, forme par ailleurs des parents et des jeunes de l’association à la création de chapeaux et de sacs en raphia. Le projet voit le jour à la fin de l’été et constituera une source de revenus pour les personnes qui s’y sont impliquées.

La gestion de toute la comptabilité, incluant les déclarations sociales, les fiches de paie, etc., est définitivement confiée au Cabinet comptable, libérant une part importante du temps et de l’énergie des dirigeants de La Maison d’Aïna-Madagascar, leur permettant de se recentrer sur la gestion de l’association et de tous les projets à venir car ceux-ci sont nombreux !

De belles réalisations marquent également cette année : une sortie au zoo pour toute l’école et son personnel, généreusement offerte par une marraine ; un projet artistique à l’initiative d’une jeune artiste et entrepreneur malgache (Kingdom Builders), ayant impliqué les enfants de l’école et destiné à embellir leur cadre de vie par la création d’une aire de jeu et d’espaces verts ; et bien sûr l’opération Blousons pour tous, sans compter la distribution de denrées alimentaires, et de produits de première nécessité, et divers repas festifs rassemblant également les familles et tout le personnel de La Maison d’Aïna.

2018

Cette année marque le départ d’une nouvelle ère pour La Maison d’Aïna. Les Statuts sont modifiés pour pouvoir intégrer les nouveaux textes élaborés. Le Règlement intérieur et la Charte d’éthique et de déontologie sont adoptés et signés par les membres adhérents. Une Charte commune définit, parallèlement, le fonctionnement des deux Conseils d’administration français et malgache afin de resserrer les liens des deux entités et de clarifier les champs d’action de chacun. LMA-Madagascar adopte les mêmes textes que LMA-France.

Au sein du CA français, une collégialité est instaurée au niveau des décisions qui sont toutes discutées et prises à la majorité des voix. Chaque membre est en binôme avec un autre sur ses fonctions. La transparence est la règle notamment vis-à-vis des membres.

A Madagascar, un nouveau CA élargi prend naissance lui aussi avec neuf membres, quatre au bureau et cinq conseillers.

Les réformes touchent tous les domaines : dialogue et collaboration entre les deux CA, prises de décisions communes, réduction des coûts de fonctionnement dans les deux pays et augmentation de 5 euros de la cotisation annuelle rendue obligatoire, rigueur au niveau de la gestion, traçabilité des dons, embauche d’un Cabinet comptable à Madagascar pour la supervision des comptes. Le parrainage est repensé et encadré et les dons en provenance des parrains / marraines sont distribués de façon plus équitable. Tous les enfants, parrainés ou non, sont pris en compte et aidés de la même façon. Les échanges avec les membres de l’association et notamment les parrains / marraines sont plus réguliers. L’enfant et son accompagnement sur le chemin de l’autonomie sont replacés au cœur même des problématiques de l’association. A Madagascar, enfin, du personnel administratif est embauché sur le site de l’école pour le contrôle de gestion, un audit pédagogique est réalisé, et les élèves de l’école sont recadrés.

Deux opérations viennent couronner l’année : l’opération “Blousons pour tous” destinée à acheter des blousons chauds à tous les enfants, et l’opération Noël visant à offrir une vraie fête de Noël aux enfants, aux familles et à tout le personnel de l’association avec la participation, pour la première fois, des parrains / marraines malgaches.

2017

Suite à un désaccord entre les deux directions de La Maison d’Aïna, France et Madagascar, lié à une divergence de points de vue sur le sens même et la conception du parrainage, démission du Conseil d’administration au mois d’octobre 2017 et élection d’un nouveau CA élargi à neuf membres (quatre membres du bureau et cinq conseillers).

Ce changement de CA, induit une restructuration en profondeur de l’association qui décide de s’inscrire dans la droite ligne des autres associations œuvrant dans le domaine de l’enfance défavorisée, en adoptant une Charte d’éthique et un Règlement intérieur dont la signature est rendue obligatoire pour tous ses membres.